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CORONAVIRUS : MASQUES DE PROTECTION

Beaucoup de questions se posent autour du port du masque de protection. Le point sur la situation.

Les différents types de masques
 1. Le masque de type "chirurgical" (anti-projections)

Son objectif principal est de retenir les gouttelettes ou les sécrétions des voies aériennes supérieures (nez-bouche) de celui qui porte le masque. Porté en continu, son efficacité est de 3 à 4 heures.

Pour qui ?

•  Le personnel soignant : cela va lui permettre de protéger le champ opératoire, le matériel, son environnement de travail.

•  Les personnes malades : pour éviter de contaminer leur entourage. Ce masque retiendra les postillons, les gouttelettes, les sécrétions des voies aériennes supérieures ou de salive pouvant contenir des agents infectieux transmissibles.

•  Les personnes non malades : ce masque aide à se protéger d’une éventuelle contamination par gouttelette, en empêchant la transmission par contact ! Puisque le nez et la bouche sont recouverts, le transfert main-bouche est bloqué : c’est ce qu’on appelle un geste barrière. 

Le port de ce type de ce masque n’est cependant pas indiqué pour les personnes non malades si les mesures de distanciation sociale sont respectées.

Ce masque est à jeter dès qu’il est mouillé ou souillé, dans une poubelle équipée si possible d’un couvercle et munie d’un sac plastique. L’élimination se fait par la filière des ordures ménagères. Un double emballage est recommandé pour préserver le contenu du premier sac en cas de déchirure du sac extérieur, lors de la collecte. Le lavage des mains à l’eau et au savon ou la désinfection avec une solution hydro-alcoolique est ensuite indispensable.

2. Le masque de protection respiratoire individuelle

C’est un masque filtrant (de type FFP2, FFP3), destiné à protéger le porteur contre les risques d’inhalation d’agents infectieux transmissibles par voie aérienne. Il le protège à fortiori aussi contre le risque de transmission par gouttelettes. 

Pour qui ?

  Le personnel médical et paramédical en contact proche avec des malades et réalisant des gestes à risque avec ces derniers (intubation par exemple).

•  Tous les autres travailleurs (personnel maintenance, nettoyage…) pouvant être en contact avec le Covid-19.

Ces masques se portent plusieurs heures d’affilée (jusqu’à 8h pour certains). Ils ont une date de péremption, ce qui ne permet pas de les stocker sur la durée.

Point d’attention :

Ils sont inutiles dans les lieux publics car les malades ne contaminent pas leur environnement de la même manière qu’à l’hôpital.

Qu'ils soient de type "chirurgical" ou de protection respiratoire individuelle, ces masques sont un outil indispensable et réservé prioritairement pour le personnel soignant en première ligne particulièrement exposé au virus et qui travaille presque non-stop et courageusement dans des conditions extrêmement difficiles pour sauver la vie de nos concitoyens.
3. Le masque "tissu"

Tout masque "tissu", même s'il n'est pas un dispositif médical, ni un masque anti-transmission au sens des directives officielles va néanmoins limiter la transmission des postillons et améliorer les gestes barrièreen diminuant la transmission par contact main-bouche.

Pour qui ?

  Les personnes qui sont malades et isolées à la maison. Ces masques diminuent le risque de contaminer quelqu’un de leur entourage.

  À partir du 4 mai, les autorités fédérales recommandent à tous les citoyens de porter un masque en tissu visant à se couvrir la bouche et le nez dans l’espace public et lorsque le respect d’une distance physique ne pourra pas être garanti. Le port du masque en tissu est obligatoire dans les transports en commun pour les passagers de plus de 12 ans (dès leur arrivée dans une gare ou à un point d’arrêt), à l’école pour les membres du personnel et les élèves de plus de 12 ans et dans les entreprises lorsque la distance physique ne peut pas être garantie.

Comme le signale Marius Gilbert (Epidémiologiste - ULB)* : "Les masques sont une barrière supplémentaire, un dispositif en plus de l’isolement social et des mesures barrières, qui peut être utile pour la stratégie du déconfinement".

* La Libre Belgique (9 avril 2020).

Point d’attention :

L’usage de ces masques en tissu ne peut en aucun cas remplacer les mesures de base, à savoir :

- Se laver régulièrement les mains;

- Toujours utiliser des mouchoirs en papier. Un mouchoir ne s’utilise qu’une fois. Le jeter ensuite dans une poubelle fermée;

- Éternuer ou tousser dans le pli du coude;

- Garder une distance suffisante (1,5 mètre) lorsque vous êtes à l’extérieur.

 

Une fois mis en place, le masque (de type "chirurgical", de protection respiratoire individuelle ou "tissu") ne doit plus être touché. Une fois enlevé, il ne doit pas être réutilisé. Il doit être changé immédiatement en dehors de la présence du patient, chaque fois qu’il est souillé, mouillé ou mal positionné sur le visage.

Confectionner un masque

Si vous souhaitez confectionner un masque en tissu

Si vous souhaitez proposer ou trouver des masques de protection "tissu" :

- Diverses plateformes vous permettent de soumettre vos propositions et demandes, en particulier les sites www.impactdays.be/brusselshelps et www.covid-solidarity.org qui mettent en relation les actions de solidarité et les personnes en besoin.

- La Région de Bruxelles-Capitale sollicite le soutien de main d’œuvre bénévole pour la confection de masques, sous la coordination de l’entreprise de travail adapté TRAVIE. 

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